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La malvoyance des jeunes scrutée à la loupe

Plusieurs professionnels de santé européens se sont réunis à Angers, afin de lancer un projet pour accompagner les enfants souffrant de troubles neurovisuels

Pourquoi ? Comment ?
En quoi consiste ce projet ?
Une vingtaine de professionnels de santé européens se sont réunis de mardi à jeudi à Angers. Leur objectif : améliorer l’accompagnement des enfants présentant des troubles neurovisuels. Ce projet se nomme Cerebral Visual Impairment (CVI). Il est coordonné par la Mutualité Française Anjou-Mayenne (MFAM).

Qu’est ce qu’un trouble neurovisuel ?
En France, on estime que 2 à 3 % des enfants de 5 ans présentent un trouble neurovisuel, c’est-à-dire une difficulté particulière à explorer, analyser, mémoriser visuellement ou à orienter leur attention dans l’espace. Basse vision, mauvais mouvements effectués et dysfonctionnement de l’œil sont les troubles que l’on détecte le plus souvent chez l’enfant.

Pourquoi un tel projet ?
Chaque année, de plus en plus de cas sont détectés grâce aux progrès médicaux. « La multiplication des enfants souffrants a mis en lumière que les systèmes d’accompagnements étaient clairement obsolètes dans certains pays d’Europe », explique Philippe Belseur, responsable des projets internationaux à la MFAM. De plus, malgré l’amélioration de la connaissance scientifique, les modalités d’accompagnement des enfants souffrants restent trop souvent des procédures individuelles, isolées, sans concertation.

Qui en est à l’initiative ?
La Mutualité Française Anjou-Mayenne, et notamment l’Institut Montéclair d’Angers, spécialisé dans la déficience visuelle, sont à l’initiative de ce projet, cofinancé par l’Union européenne, et qui va durer 3 ans. 9 partenaires issus de France, Belgique, Québec, Pays-Bas, Espagne et Croatie vont unir leurs compétences et leurs expériences pour développer différents outils d’accompagnement.

Quels sont ses objectifs ?
« L’idée est de faire travailler des professionnels de santé issus de différents pays, afin que chacun puisse apporter ses connaissances pour construire des outils », résume Philippe Belseur. Ces outils seront ensuite testés auprès d’un échantillon de personnes cibles dans chaque pays.

Pourquoi le choix d’Angers ?
La Mutualité Française Anjou-Mayenne et l’Institut Montéclair, spécialisé dans la déficience visuelle, sont à l’origine de ce projet. C’est pour cette raison que la réunion de lancement s’est déroulée à Angers, en présence des professionnels de santé européens. L’Institut Montéclair accueille notamment une dizaine d’enfants souffrant de troubles neurovisuels.