Mieux Voir magazine en grands caractères

Un prix pour «Mieux voir»

Mieux Voir magazine en grands caractères

Mieux Voir magazine en grands caractères : Le magazine «Mieux voir» est l’un des 16 lauréats du concours HandiThomson – créateurs d’entreprises.

Lancé par une Chambérienne, Maryse Verhille (notre édition du 14 février 1997), ce mensuel destiné aux malvoyants – ses caractères sont trois à quatre fois plus gros que l’écriture standard – a été sélectionné compte tenu de son intérêt et de sa qualité. «La dotation globale du concours est de 1,24 MF. Je recevrai pour ma part une aide de 50 000 F qui me permettra notamment de promouvoir le magazine et de le faire connaître plus largement», précise Maryse Verhille.

Victime d’une maladie génétique, la jeune femme est malvoyante depuis plus trois ans. Sans emploi, elle a imaginé une revue qui reprenne des articles parus dans la presse nationale mais dont les caractères seraient grossis afin de pouvoir être déchiffrés par les malvoyants. En juillet 1996, elle créé son entreprise et s’installe au parc d’activité de Côte-Rousse à Chambéry. Elle contacte les responsables des grands magazines nationaux (Rustica, Que choisir, MarieClaire, Notre temps…) et leur demande l’autorisation de reproduire intégralement des articles parus dans leurs colonnes. La plupart acceptent et l’encouragent à concrétiser son projet. Maryse Verhille pioche donc dans cette mine d’informations variées et distrayantes pour composer les 80 pages de «Mieux voir».

Sorti en mai, le premier numéro a été diffusé gratuitement auprès des bibliothèques et des maisons de retraite. Une cible privilégiée pour un magazine qui a su trouver un écho favorable auprès d’une clientèle de malvoyants ou de retraités. Maryse Verhille avait prévu de progresser à raison d’une centaine d’abonnés par mois. La barre des 300 est déjà atteinte. Mais la directrice de «Mieux voir» reste prudente et espère compter, à terme, un millier d’abonnés. Le prix de vente de «Mieux voir» ne risque-t-il pas d’être un frein à ce développement ? « C’est vrai que notre prix, 55 F, peut paraître élevé, reconnaît-elle. Mais nous avons fait le choix d’utiliser un papier épais dont la couleur n’agresse pas les malvoyants. Ce papier coûte très cher mais nous resterons fidèle à notre volonté d’offrir un produit de qualité.»
S. BOUTRELLE.

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