Mieux Voir magazine en gros caractères

À Chambéry, Mieux Voir veut être mieux vu

Mieux Voir magazine en gros caractères

Mieux Voir magazine en gros caractères : Créé en 1996 à Chambéry, le magazine en gros caractères «Mieux Voir» prend un nouvel envol.

Mieux voir est à ce jour le seul magazine d’informations générales imprimé en gros caractères. Maryse Verhille l’a imaginé en 1996, pour répondre à sa propre attente. Alors qu’elle venait d’apprendre qu’elle souffrait d’une maladie entraînant une baisse de son acuité visuelle. «Ma maladie m’a obligée à revoir ma manière de lire. En constatant qu’il n’existait pas de journaux de ce genre, alors que l’attente était importante, je me suis dit : Je vais le créer», raconte Maryse Verhille. Le spécialiste qui suivait l’évolution de sa maladie, une dégénérescence maculaire, lui a rappelé son engagement, jusqu’à ce qu’elle s’imprègne de son nouveau métier d’éditrice.

Mal voyant et personnes âgées
Douze années ont passé. Après le lancement de Mieux Voir magazine en gros caractères, d’autres expériences ont été menées, mais n’ont pas perduré. La petite entreprise installée à Chambéry-le-Haut a tenu bon, développant sa clientèle essentiellement par le bouche à oreille. «La décision de proposer le magazine en kiosques répond à une attente. Il ne se passe pas un jour sans que l’on réponde à un appel demandant où Mieux Voir est en vente», explique Christelle, qui vient de rejoindre sa mère et son frère au sein de la société. «Deux millions de mal voyants sont recensés en France, auxquels s’ajoutent les personnes âgées», constate la jeune femme, qui espère que les professionnels joueront le jeu de la promotion du titre. Résumer le concept du magazine à ses gros caractères serait bien réducteur. Mieux Voir a été pensé dans le but exclusif de permettre aux personnes mal voyantes de pouvoir lire. La taille des caractères est importante, ainsi que leur police, leur couleur, leur épaisseurs, l’espace entre chaque ligne, entre chaque colonne. La couleur et la brillance du papier ont aussi leur importance. «J’ai la chance d’être malvoyante», explique Maryse, qui impose à Guillaume, chargé de la mise en page, des directives très précises.

L’enjeu est de taille. Pour les personnes en attente de lecture mois après mois, mais aussi pour l’entreprise. Le développement des ventes, sur un marché au potentiel énorme, permettra à la famille Verhille de développer d’autres produits.