La malvoyance en trois points

La malvoyance en trois points

Souvent confondue avec la cécité, la malvoyance est un état bien spécifique qui vient altérer la vision de façon plus ou moins prononcée, sans pour autant signifier une perte totale de la vue. Pour beaucoup de patients, il s’agit alors d’apprendre à ‘voir autrement’ en apprenant au cerveau à analyser différemment les messages visuels qui lui parviennent. Un exercice qui est loin d’être simple et qui nécessite certains équipements pour y parvenir.

La malvoyance concerne aujourd’hui, en France, près de 2 millions de personnes.  Quelles en sont les causes  ? Quelles solutions d’aide et de prise en charge peuvent être mises en place  ? Quelques éléments de réponse…

Quelles sont les maladies à l’origine de la malvoyance  ?
La première cause de malvoyance en France est la DMLA. Touchant principalement les personnes de plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge concerne plus d’1 million de Français. Ses symptômes sont une altération du centre de la vision, se traduisant le plus souvent par l’apparition de taches blanches venant altérer le champ de vision. Elle se présente sous deux formes  : la DMLA dite humide et la forme sèche. Cette dernière est la plus courante, représentant 90  % des cas.

D’autres maladies sont également à l’origine de déficience visuelle, parmi lesquelles  :
- Le glaucome 
Cette pathologie est la deuxième source de malvoyance. Elle se caractérise par l’apparition de lésions au niveau du nerf optique due à une pression du nerf optique. Sa particularité vient de sa détection souvent tardive, quand les lésions sont irréversibles.

- La rétinopathie diabétique
 Elle concerne près de la moitié des personnes diabétiques de type 2 et est due à une fragilisation des vaisseaux de la rétine, les capillaires, en raison d’un taux de sucre trop élevé. Ceux-ci finissent par rompre, avec pour effet des troubles visuels.

- La rétinite pigmentaire
 Cette pathologie d’origine génétique concerne 35  000 personnes en France. Elle entraîne une perte lente de la vision. Les premiers symptômes apparaissent le plus souvent entre 10 et 30  ans.

Quels sont les traitements disponibles  ?
Les évolutions médicales permettent aujourd’hui de limiter l’évolution de certaines maladies par des solutions autres que médicamenteuses. C’est le cas pour la DMLA avec un traitement au laser pour coaguler les vaisseaux sanguins anormaux, ou encore la thérapie photodynamique, toujours dans les cas de DMLA humide. La technologie au laser est également employée dans le traitement de la rétinopathie diabétique.

En revanche, dans les cas de DMLA sèche ou de rétinite, aucun traitement ne permet aujourd’hui de contenir la maladie. Les traitements portent désormais davantage sur la mise en œuvre de greffes.

Quels professionnels interviennent dans les cas de malvoyance  ?
Le premier interlocuteur lors de l’apparition de symptômes pouvant entraîner une déficience visuelle reste l’ophtalmologiste. Celui-ci est à l’origine de la détection de la maladie, mais également de son traitement.

D’autres professionnels interviennent par la suite, avec l’orthoptiste pour rééduquer la vue au travers d’exercices quotidiens, et l’opticien pour la réalisation d’équipements adaptés à l’aide visuelle. Cela concerne, entre autres, les loupes, les télé-agrandisseurs.